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Rentrée 2017. Les mesures de Najat Vallaud-Belkacem risquent-elles d’être remises en cause ? Le point de vue de Christian Chevalier (Unsa)

11 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] Emmanuel Macron dans le collimateur de N. Vallaud-Belkacem
Après ce rappel, Najat Vallaud-Belkacem a critiqué, sans le nommer, Emmanuel Macron, candidat du mouvement En Marche ! à l’élection présidentielle, qui propose notamment de revenir sur la réforme des rythmes scolaires, en laissant la liberté aux communes d’en sortir, et « d’organiser le temps périscolaire sans contrainte ».

« Ça veut dire quoi ‘laisser le choix aux communes ?’ Où est l’Education nationale ? », a interrogé la ministre. Pour elle, revenir à 4 matinées d’enseignement au lieu de 5, reviendrait à « renvoyer les enfants des classes populaires devant la télévision », et à « mettre au chômage 300.000 animateurs ».

[...] En ce qui concerne les postes d’enseignants, il ne « devrait pas être possible » pour un nouveau ministre de revenir sur la création de 11.662 postes, celle-ci ayant déjà été budgétée, indique Christian Chevalier, secrétaire national du SE-Unsa, au journal 20 Minutes.

Quant à la réforme des rythmes scolaires, que Najat Vallaud-Belkacem considère comme « une réussite », « il est possible de prendre un décret dès juin pour décider, par exemple, de supprimer les activités périscolaires », note le syndicaliste. « Mais, politiquement, ce serait risqué, car il faudrait dire aux parents de s’organiser pour venir chercher leurs enfants plus tôt à l’école et supprimer des postes d’animateurs », ajoute-t-il.

Enfin, concernant la réforme du collège, que François Fillon comme Emmanuel Macron prévoient de détricoter, il risque d’être difficile de revenir dessus, en tout cas dès 2017. « Supprimer les EPI aurait une incidence sur les emplois du temps des enseignants. Ce n’est pas jouable », explique Christian Chevalier à 20 Minutes.

Pour Claude Lelièvre, historien de l’éducation, les enseignants « non favorables » aux EPI pourraient toutefois « profiter d’une remise en cause de la réforme pour mettre la pédale douce sur ce dispositif, car ils n’en craindront pas les conséquences ». Comme l’indique Christian Chevalier au quotidien gratuit, « si le futur ministre de l’Education décide de revenir sur tout ou partie de la réforme, cela peut avoir un effet psychologique fort sur les enseignants et casser la dynamique ».

Extrait de vousnousils.fr du 10.03.17 : Rentrée 2017 : les mesures de Najat Vallaud-Belkacem risquent-elles d’être remises en cause ?

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