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"Développer l’école privée ou marchandiser l’école publique" : la stratégie conservatrice et la stratégie néolibérale (Paul Devin, Snpi-Fsu)

6 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Développer les écoles privées ou marchandiser le service public : les stratégies différentes de la droite conservatrice et de la droite néolibérale.

Derrière l’affirmation globale d’une volonté de privatiser l’enseignement, il faut distinguer des stratégies qui sont loin d’être similaires et qui clivent fortement la droite sur la question de la stratégie économique scolaire.

[...] D’un côté, les conceptions élitistes de François Fillon qui fustigent l’égalitarisme pour prôner une école du mérite, de l’uniforme et de l’autorité. François Fillon, en évoquant l’idée de faire "sauter les carcans actuels", a clairement ouvert la perspective d’un financement de l’école privée au-delà des 20% actuellement accordés. L’enseignement catholique s’est engouffré dans une telle ouverture et a clairement revendiqué son développement.
Dans la brèche, ont suivi d’autres défenseurs de l’enseignement privé, comme la Fondation Espérance Banlieue, qui perçoit bien les opportunités de croissance qui lui seraient offertes par un subventionnement public.
L’objectif essentiel est celui du développement d’écoles privées tel que défendu, par exemple, par la Fondation Pour l’Ecole. Le principe étant celui de la liberté totale de l’enseignement, une telle fondation ne se préoccupe pas des choix pédagogiques et fédère des écoles défendant des méthodes très traditionnelles comme des méthodes dites nouvelles.

[...] On retrouve dans l’ensemble des projets [néo-libéraux] la même logique.
Tout d’abord, celle de se fonder sur un constat de l’échec du système scolaire actuel à permettre la réussite de tous et de prôner vouloir agir pour cette réussite.
Ensuite, l’affirmation de l’existence de solutions efficaces nécessitant à la fois le recours aux initiatives privées et la mise en œuvre de choix méthodologiques fondés sur une prétendue certitude scientifique.
Enfin, la recherche de conventionnements avec le ministère ou les académies pour "expérimenter" ces initiatives.

L’association « Agir pour l’école  » est parfaitement révélatrice de cette stratégie d’ouverture de l’école à l’initiative privée portée par un discours social.

Extrait de mediapart.fr/pauldevin du : Ouvrir l’école publique aux marchés scolaires

 

Voir aussi

L’enseignement catholique se heurte à "des freins" pour l’ouverture d’établissements, "règlementaires, immobiliers et financiers", selon Pascal Balmand. Il est aussi délicat de fermer des écoles privées dans des territoires peu peuplés pour transférer ces moyens dans des zones plus urbaines, car on risque de fragiliser encore plus les zones rurales.

L’enseignement catholique ne veut pas "rallumer une guerre scolaire révolue" mais "vérifier que les équilibres en place correspondent encore à la réalité d’aujourd’hui", a-t-il dit.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0211838833297-education-le-prive-catholique-veut-reconsiderer-la-repartition-des-moyens-entre-public-et-prive-2068549.php#XysQH7BUq43YwIYD.99

Extrait de lesechos.fr : Le privé catholique veut reconsidérer la répartition des moyens entre privé et public

Le document de l’enseignement catholique

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