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Formation de formateurs de l’académie d’Aix-Marseille : la co-intervention (compte rendu) ; expériences en REP+

18 octobre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Formation de formateurs académiques – la co intervention

Deuxième journée de formation des formateurs académiques ce vendredi 14 octobre 2016 au collège Arc-de-Meyran à Aix-en-Provence.

Animé par deux chercheurs en science de l’éducation, Patrick Picard de l’Institut Français de l’Education (IFé) à Lyon et Christine Félix d’Aix-Marseille Université (AMU), ce temps de réflexion était destiné aux formateurs de l’académie.

La phrase d’accroche de la journée donnait le ton sur les échanges qui allaient suivre : « Si l’enfer c’est les autres, intervenir à deux, … C’est quoi ? ». Le but en effet était bien de donner quelques clés aux formateurs pour accompagner au mieux les équipes sur le terrain, sur ces questions prégnantes de la co intervention.

- La matinée commençait par quelques rappels, notamment sur les temps de conception d’une formation. Trois temps pour concevoir une formation :
• Prévoir (clarifier la demande > commande, moyens, négociable et non-négociable > et surtout la question : c’est quoi le problème ?)
• Concevoir et médiatiser (déterminer les buts, les tâches, les formes et les outils > l’utilité, l’utilisabilité, l’acceptabilité)
• Accompagner (définir le type et la présence ; s’interroger sur les passages à risque, …)

Le public présent observait ensuite une vidéo de la plate forme Néopass@ction sur une forme de co intervention : l’objectif étant bien de montrer le côté pluriel des formes de cette activité. La co intervention, ce n’est pas toujours deux personnes qui parlent.
Cela passe par un projet défini à la base.
Cette activité partagée doit apporter un gain à ces 3 faits :
• La nature des difficultés des élèves (Analyser la nature des difficultés des élèves et des enseignants)
• Les problèmes d’apprentissages (Analyser des situations didactiques)
• Les problèmes d’enseignement (Questionner les choix pédagogiques)
Le bénéfice de la co intervention se voit sur le long terme : ce n’est pas quelque chose pour lequel on peut voir les effets immédiatement.

Patrick Picard proposait ensuite une grille de sept formes de co intervention qu’il déclinait et catégorisait selon le positionnement de chacun (voir photo) :
• L’un enseigne, l’autre observe
• Les deux aident
• L’un enseigne, l’autre aide
• Enseignement en tandem
• Enseignement en ateliers
• Enseignement avec groupes différenciés
• Enseignement parallèle
Cette coopération peut fonctionner si elle met en place trois enjeux fondamentaux : une volonté commune, des moyens pour communiquer, un objectif commun.
Dans tous les cas, la concertation est une activité nécessaire en amont de cette coopération !

- L’après midi, des pratiques de terrain étaient proposées à partir de plusieurs témoignages de co-intervention mis en place dans des REP+ de l’académie (Prévert, Renoir, Rostand, Belle de Mai).
Cela permettait d’observer la richesse de ces propositions pédagogiques et l’engagement des différents acteurs pour la réussite de ces dispositifs (professeurs du premier degré et du second degré ; coordonnateur ; IEN ; IA-IPR ; chef d’établissement).

Extrait du site de l’Education prioritaire d’Aix-Marseille du 15.10.16 : Formation de formateurs académiques – la co intervention

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