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"Parcours sciences" de l’ac. de Créteil : des élèves du collège REP Boileau, Chennevières sur-Marne, visitent l’école nationale vétérinaire d’Alfort

14 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Parcours sciences

Le 27 janvier 2017, à l’école nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) au milieu de personnes venues consulter pour leur animal de compagnie ou déposer un animal sauvage qu’ils ont trouvé, se fait entendre un joyeux brouhaha. Ce sont les élèves de 4ème du collège [REP] Nicolas Boileau de Chennevières-sur-Marne accompagnés de leur enseignante de SVT, Mme Bach, qui sont venus visiter les lieux dans le cadre de Parcours Sciences. Depuis 2013 et dans le cadre du développement de la culture scientifique et technique, ce dispositif né du partenariat entre le conseil départemental du Val-de-Marne, l’association Science technologie société, la direction des services départementaux de l’éducation nationale du Val-de-Marne et la DAAC (délégation aux arts et à la culture) du rectorat de Créteil, permet à des classes de 4ème et de 3ème de rencontrer des scientifiques travaillant dans des centres de recherche, universités ou laboratoires.

Ainsi, les élèves canavérois ont ils eu le privilège d’accueillir dans leur collège, quelques semaines avant leur venue à l’école vétérinaire, M. Lilin. Ce dernier leur a expliqué son parcours professionnel et ses recherches. Docteur en médecine vétérinaire, M. Lilin est responsable des animaleries, vétérinaire sanitaire et dirige le centre de recherche biomédicale de l’ENVA. Il organise des travaux de recherche dans les domaines de l’infectiologie, de la chirurgie expérimentale et dans la validation de dispositifs médicaux. Il est aussi responsable du bien-être des animaux utilisés à des fins scientifiques ou d’enseignement par l’école vétérinaire et membre du comité d’éthique pour l’utilisation des animaux en recherche. M. Lilin a échangé avec les élèves sur un de ses domaines de recherche à savoir l’évaluation d’efficacité et de biocompatibilité de biomatériaux implantables destinés à un usage chez l’homme.

La visite du lieu de travail de ce chercheur a permis aux collégiens de mieux appréhender son travail et la pratique de la science. Mme Reynaud qui a participé plusieurs fois à Parcours Sciences et qui est une des collègues de M. Lilin, a eu l’extrême gentillesse d’encadrer une moitié de la classe de Mme Bach, ce qui a facilité les déplacements et permis aux élèves de poser toutes les questions qu’ils souhaitaient.

Puis, il a emmené les collégiens au centre de recherche biomédicale qu’il dirige. En guise de préambule, il a présenté le statut juridique de l’animal et expliqué les règles de « bien traitance » des animaux de laboratoire : les animaux sont protégés par la Loi et ne sont utilisés que pour protéger l’Homme. Equipés de blouses et de surchaussures, les élèves ont visité le centre qui est composé de quatre secteurs fonctionnels : les bureaux, le stockage, l’hébergement d’animaux sans microbes ou porteurs de microbes qui ne sont pas dangereux et, pour finir, l’hébergement d’animaux porteurs de dangereux microbes. Les élèves n’ont pas vu ce dernier secteur car il nécessite un équipement digne d’un cosmonaute.

Peuplées de brebis, cochons, lapins, souris et autres tiques, les animaleries permettent notamment d’effectuer des recherches sur le paludisme, le cancer ou de tester des implants ou des techniques chirurgicales qui seront ensuite appliqués à l’Homme.

De son côté, Mme Reynaud, qui en plus de travailler à l’ENVA, fait partie de l’institut national de la recherche agronomique, a fait visiter aux collégiens une partie des immenses locaux de l’ENVA qui est la seconde plus ancienne école vétérinaire au monde après celle de Lyon mais celle-ci a déménagé alors que le site de l’école de Maisons-Alfort n’a pas changé. La visite a débuté par le centre hospitalier universitaire qui accueille plus de40 000 consultations par an et comporte 15 blocs de chirurgie, un service d’urgences ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, un service de cardiologie, un service d’ophtalmologie, une pharmacie… En bref, tous les services que compte un CHU dédié aux humains. Mme Reynaud a expliqué aux élèves le déroulement d’une consultation assurée par deux étudiants. Elle a précisé que 85 % des étudiants vétérinaires sont des jeunes femmes.

Puis, Mme Reynaud a parlé de la clinique équine et montré aux élèves la salle d’attente du centre d’accueil de la faune sauvage : faons, chauve-souris, écureuils, hérissons… y sont conduits par des personnes qui les ont trouvés.

Tout autour du manège équestre de l’ENVA, sont apposées dans le cadre d’une exposition d’affiches que Mme Reynaud a commentées : reproduction canine, acupuncture animale, césarienne d’une vache… Elle a évoqué son domaine de recherche, à savoir la biologie de la reproduction dans l’espèce canine. Elle fait de la recherche fondamentale et développe des biotechnologies de la reproduction (fécondation et développement embryonnaire in vitro) pour les éleveurs et les espèces sauvages en voie de disparition. Le cycle d’une chienne étant de plusieurs mois – comparé à quatre jours pour une souris – on comprend bien l’importance pour les éleveurs canins de l’aide à la reproduction.

Les élèves ont ensuite admiré la bibliothèque de l’école et sont passés devant le musée Fragonard que Mme Raynaud les a incités à visiter ultérieurement – l’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans. Mme Raynaud a aussi parlé aux élèves de plusieurs métiers liés aux animaux et accessibles avec différents niveaux d’études en ajoutant que l’important est de trouver une voie qu’on aime.

Elle a tout naturellement terminé la visite des locaux par la visite du service clinique de fertilité dont elle s’occupe et dans lequel les élèves ont vu une chienne sur le point de mettre bas et une chienne avec sa portée de cinq mâles. Certains élèves ont même pris dans leurs bras un des chiots sous l’œil vigilant de leur mère.
Enfin, la classe réunie a été sensibilisée aux travaux menés sur les rats-taupes dans le cadre de la recherche sur le cancer. Les élèves ont eu la chance d’observer ces animaux originaires d’Ethiopie et très rares dans le monde.

Les élèves et leur enseignante étaient ravis de cet après-midi enrichissante au cours de laquelle ils ont appris nombre de choses qu’ils ont hâte de restituer au cours d’exposés qu’ils présenteront à M. Lilin lorsque ce dernier retournera les voir au collège.

La directrice académique du Val-de-Marne remercie les chercheurs pour leur engagement ainsi que tous les partenaires de l’Education nationale qui rendent possible l’existence de Parcours Sciences. Elle rappelle que 12 autres collèges val-de-marnais bénéficient de ce dispositif qui démocratise l’accès aux sciences, favorise les approches qui privilégient la découverte d’un savoir théorique à travers des applications techniques liées à une discipline et valorise les métiers et carrières scientifiques.

Extrait de ia94.ac-creteil.fr du 10.03.17 : Parcours sciences

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