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Dans son rapport sur l’engagement des jeunes, France Stratégie propose des actions communes entre établissements en ZEP et hors-ZEP et le tutorat de lycéens auprès de collégiens

24 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Reconnaître, valoriser, encourager l’engagement des jeunes
France Stratégie, juin 2015
Béligh Nabli et Marie-Cécile Naves
avec la collaboration d’Alice Karakachian

Lire le rapport

[p. 11] Un acte volontaire mais soumis à des déterminismes sociaux
[...] Par ailleurs, bien que procédant d’un droit et d’une liberté, l’engagement n’échappe pas au poids de déterminismes sociaux et culturels. Le niveau d’études et de diplôme et la
catégorie socioprofessionnelle est primordial dans la décision à la fois de faire partie d’une association et de s’engager dans une activité de bénévolat ou de volontariat : les cadres et les diplômés du supérieur s’investissent plus que les autres. Ce phénomène se vérifie dans toutes les classes d’âge. Ainsi, selon l’enquête Valeurs de 20086, 45 % des jeunes ayant terminé leurs études à 22 ans au plus tôt participent au moins à une association, contre seulement 24 % de ceux qui les ont achevées à 18 ans. Le degré d’engagement des parents constitue également un facteur de reproduction : en moyenne, plus leurs parents pratiquent le bénévolat, plus les jeunes sont à leur tour impliqués. La reproduction sociale joue également en matière d’engagement politique.

Vingt-cinq mesures

[P. 32]
[...] Mesure 1 : Socialiser les élèves à l’engagement via des projets au service de l’intérêt général
La loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République dispose que « pour devenir de jeunes citoyens, les élèves doivent apprendre les principes de la vie démocratique et acquérir des compétences civiques grâce aux enseignements dispensés et par la participation aux instances représentatives et/ou à la vie associative des écoles et des établissements ».
Les programmes d’enseignement moral et civique, qui entreront en vigueur à la rentrée scolaire 2015, représentent un vecteur d’apprentissage de la morale civique et du devoir électoral à
remobiliser. Ils gagneraient à se doter d’une dimension « concrète », « vivante », en étant notamment plus en prise avec l’actualité politique. Il importe donc de mettre en
pratique ces enseignements sur la cohésion sociale, par exemple via les approches transdisciplinaires.

De tels dispositifs pourraient s’incarner par la mise en place, dans chaque collège, lycée général, technologique et professionnel, d’une activité d’engagement au service de l’intérêt général de tous les élèves, qui donnerait lieu à une évaluation.

Faire travailler systématiquement ensemble, sur un projet, un collège de l’éducation prioritaire et un collège situé hors de l’éducation prioritaire, une école urbaine et une école rurale, par exemple, nourrirait la coopération entre territoires et la rencontre de jeunes d’origines sociales et culturelles différentes. La dimension territoriale de ces projets apparaît en effet cruciale.

Mesure 2 : Généraliser le tutorat scolaire dès le lycée (général, technologique et professionnel)
L’entraide des élèves n’est que peu encouragée, et au cas par cas. L’accompagnement, par chaque jeune, d’un élève scolarisé dans une classe de niveau inférieur (aide aux devoirs, intégration dans l’établissement, etc.), sur le modèle du tutorat à
l’université, pourrait être systématiquement proposé dès le lycée (général, technologique et professionnel), et donnerait lieu à des points supplémentaires dans le contrôle continu.

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