> 6 - DISPOSITIF > DISCRIM. / ETHNICITE > Ethnicité / Enfants d’immigrés en ZEP > Un proviseur adjoint de LP filles témoigne de la ségrégation ethnique dans son (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Un proviseur adjoint de LP filles témoigne de la ségrégation ethnique dans son établissement. La Note de la DEPP sur les diplômes professionnels ne quantifie pas cette spécialisation ethnique (Le Café)

31 mars 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 31.03.15 :
Examens professionnels : Une forte progression, des motifs d’inquiétude

Une nouvelle note de la Depp fait le point sur l’évolution des examens professionnels en 2014. Elle souligne la progression du nombre des bacheliers professionnels : +85% en 6 ans et l’organisation du professionnel autour de 2 diplômes : le CAP et le bac pro. La note montre également l’éclatement des formations en fonction du genre. Dans les bacs pro production on ne compte que 15% de filles (voire 2% en mécanique !). Le secteur des services ne compte lui que 27% de garçons (voire 11% en services à la personne).

La note fait l’impasse sur trois points qui interrogent pourtant l’enseignement professionnel. La réforme du bac pro a amené un nombre croissant de jeunes au bac et sur ce point c’est un grand succès. En même temps, en passant d’une formation en 4 ns à 3 ans, elle a rendu le bac plus difficile à atteindre pour certains élèves. Le taux de décrochage est passé de 8 à 14% ce qui est inquiétant.

Autre problème, la spécialisation ethnique des filières, évidemment visible mais pas quantifiée par la Depp. Le troisième point c’est le devenir de ces jeunes. Le nombre de bacheliers professionnels a doublé. La majorité d’entre eux veut faire des études supérieures. Le ministère ne réfléchit aujourd’hui qu’à une filière de relégation pour les accueillir.

La note n° 11 - mars 2015 (4 pages)

Une filière à part pour les bacs pro

Extrait de cafepedagogique.net du 31.03.2015 : Examens professionnels : Une forte progression, des motifs d’inquiétude

 

« Dans mon lycée, j’ai des classes que de Noirs. Et on ne fait rien, on accepte… ». L’intervention d’Eric Dogo, proviseur adjoint du lycée professionnel Charles Baudelaire d’Evry (Essonne), n’était pas passée inaperçue le 21 mars lors de la journée du Café pédagogique sur la Fraternité à l’école. Il était venu dénoncer une situation d’apartheid. Oui, d’apartheid. Il s’en explique ici.

[...] Le proviseur adjoint précise que la mixité varie selon les filières. Son établissement, classé « Lycée des Métiers », est spécialisé dans le tertiaire et les services – Services à la personne, Aide à la personne, Coiffure, Commerce, Vente… En bac pro Esthétique, les élèves, quasiment toutes des filles, sont pour l’essentiel des Blanches, souvent de classes moyennes. A l’inverse du bac Accueil où ce sont des Noires, de milieux très modestes. Le Commerce est l’une des rares filières où existe une mixité à la fois de genre – filles et garçons –, de milieux et d’origines

Extrait de cafepedagogique.net du 30.03.15 : La chronique de Véronique Soulé : Plaidoyer contre l’apartheid scolaire

Répondre à cet article