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"Parcours de jeunes et territoires", second rapport de l’INJEP / Observatoire de la Jeunesse

31 janvier 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Second rapport de l’INJEP en tant qu’Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse « Parcours de jeunes et territoires » montre combien le territoire structure les inégalités entre jeunes autant qu’il les reflète

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) publie « Parcours de jeunes et territoire », second rapport de l’institut en tant qu’observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse. S’appuyant sur une synthèse des données les plus récentes, ce texte met en évidence les inégalités socio-spatiales qui touchent les populations ainsi que leurs territoires de résidence.

L’intérêt de ce rapport est qu’il démontre que les territoires ne sont pas seulement les reflets des inégalités sociales, mais aussi un moteur de celles-ci. Loin de s’opposer inégalités sociale et spatiales se renforcent mutuellement, ce qui éclaire d’un jour nouveau la réforme territoriale à venir et le plan Priorité jeunesse voulu par le président de la République.

Lire le sommaire complet : Rapport "Parcours de jeunes et territoires

Sur le site de la Documentation française

 

[...] Le territoire structure les inégalités entre les jeunes autant qu’il les reflète. C’est ce qui ressort du rapport de l’Observatoire de la jeunesse 2014. Dans cet ouvrage collectif, Nicolas Oppenheim (université de Tours) présente une typologie (et une topologie) insoupçonnable concernant l’influence de l’environnement social et de l’ancrage résidentiel sur les pratiques des adolescents. A la différence les autres jeunes franciliens, la plus forte contrainte pesant sur eux n’est pas le moins bon accès aux transports en commun mais "la moindre disponibilité en temps et en voiture de leurs parents" et cette dernière "pèse plus spécifiquement sur les filles en raison du contrôle différencié des mobilités selon le sexe", mais "alors que dans tous les autres quartiers, les filles de moins de 15 ans sont plus accompagnées que les garçons, ce n’est pas le cas en ZUS".

Certaines filles de ces ZUS "se caractérisent par une forte identité territoriale". Ce sont des "guerrières", au vu du "cran" dont elles font preuve dans certaines situations conflictuelles. D’autres sont des "filles de bonnes familles". Quant aux garçons, ils sont "du quartier" ou "associatifs". Cette description de "l’hétérogénéité de ces adolescents et de la relation circulaire entre les espaces socialisants que sont le quartier et les lieux fréquentés durant la mobilité" remet en cause l’hypothèse d’un "effet de quartier" supposé homogène. S’y ajoutent d’autres espaces où ils vont, comme le Parc de La Villette qui n’a pas la même image que le Forum des halles ! [...]

Extrait de touteduc.fr du 30.01.2015 : La mobilité des adolescents des ZUS étudiée dans les "Parcours de jeunes et territoires"

 

« Est-ce que c’est parce que tu vis ici que tu as moins de chances, ou est-ce que c’est parce que tu as moins de chances que tu vis ici ? », s’interroge sur le blogzep cette étudiante de 22 ans qui a décidé d’habiter dans une banlieue « difficile » de Grenoble pour bousculer ses préjugés et « connaître d’autres modes de vies ». [...]

Un rapport qui explore les liens qu’entretient la jeunesse avec son territoire de vie dans la transition vers l’âge adulte, et qui montre aussi comment le territoire, et les disparités territoriales s’imposent aux jeunes et contribuent à façonner leurs pratiques et leurs trajectoires. [...]

Extrait de lagazettedescommunes.com du 30.01.2015 : Le territoire, « machine à trier les jeunes » ?

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