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Mouvements enseignants en Ile-de-France : les échos dans la presse

14 février 2014

Dans l’ordre chronologique

Au cœur de la cité des « 3000 » à Aulnay-sous-Bois, le collège Victor Hugo, classé ZEP, sensible et prévention violence, est en grève depuis une semaine pour dénoncer une nouvelle réduction de moyens.

Extrait de blogs.mediapart.fr du 13.02.2014 : La cité des 3000. L’éducation prioritaire est loin du compte

 

Lorsque les établissements ZEP du 92 se sont mis en grève il y a quelques semaines (voir ici et là), les commentateurs, à l’image de Marc Douaire, ont laissé sous entendre qu’il était pourtant légitime de prendre aux « privilégiés » des Hauts de Seine pour donner aux pauvres de Seine-Saint-Denis. Ce dernier, président de l’observatoire des zones prioritaires, le dit lui même : « 31 ZEP dans les Hauts-de-Seine, c’est trop » (voir ici). Or, dans le 92 comme ailleurs, les conditions d’exercice du métier peuvent être extrêmement difficiles (Gennevilliers, Colombes, Nanterre...). Enlever des moyens à des établissements déjà en équilibre précaire ne peut causer que colère et incompréhension.

Extrait de blogs.mediapart.fr du 13.02.14 : Refondation de l’école : une déception à la hauteur des espérances

 

Mille à quinze cents enseignants des collèges et des écoles primaire des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne se sont rendus au ministère de l’Education nationale ce jeudi 13 février, parfois accompagnés par des lycéens. Une délégation des syndicats présents (SNES-FSU, SNUIPP-FSU, FNEC-FO, SN-FO, SUD éducation, CGT Educ’action) devait être reçue par des représentants de Vincent Peillon.

Ils détaillent les conséquences des dotations prévues pour l’année prochaine. A La Courneuve, les dix-sept remplaçants en maternelle ne seraient plus que 9 ; or cette année il a déjà fallu faire appel à une contractuelle trouvée par bouche à oreille. A Gentilly et dans les communes environnantes, ce sont des sections sports qui voient leurs heures "rabotées". "On sait qu’il n’y a pas les moyens pour le ’plus de maîtres que de classes’, pour la formation continue, le DASEN le fait savoir, on sait qu’on ne peut avoir tout de suite ce qu’on demande", déclare à ToutEduc un militant du SNUIPP de Seine-Saint-Denis qui voudrait, à défaut, un échéancier. Une enseignante du Val-de-Marne estime que la manifestation est "minimale", mais elle ajoute : "c’est normal, les dotations ne sont arrivées que le 4 février, il faut les décortiquer." [...]

Extrait detouteduc.fr du 13.02.14 : Plusieurs syndicats enseignants mobilisent en région parisienne, et manifestent devant le ministère

 

Ils en ont ras-le-bol et le font savoir. Hier, les professeurs de quatre lycées d’Argenteuil, classés ZEP (zone d’éducation prioritaire) étaient rassemblés devant la sous-préfecture d’Argenteuil. « Nous ne voulons pas de la sortie de nos lycées du périmètre...
Extrait de leparisien.fr du 13.02.14 : VIDEO. A Argenteuil, les profs défendent leur ZEP

 

Un millier d’enseignants, de parents et de lycéens, venus des Hauts-de-Seine, de l’Essonne et de Seine Saint-Denis, ont manifesté le 13 février, sous la pluie, devant le ministère de l’éducation nationale. Ils ont dénoncé une baisse de leur dotation horaire à la rentrée 2014. Et certains ont déjà récupéré des moyens...

Le mouvement rebondit
Pour certains c’est la première grève de l’année et la première manifestation. D’autres sont en grève depuis plusieurs semaines. La particularité de la manifestation du 13 février c’est la présence d’une centaine d’élèves venus du lycée Monod à Clamart (92). Leur présence témoigne d’un glissement du mouvement entamé il y a trois semaines par des collèges zep du nord des Hauts-de-Seine. Il y a moins d’établissements prioritaires et les établissements viennent d’autres territoires. C’est un roulement d’établissements mécontents que doit affronter le ministère.

"Il y a moins d’établissements en 3ème semaine de grève", nous a dit Jean-François Gay, secrétaire départemental du Snes 92, un des syndicats qui, avec Sud, la Cgt, le Sgen, appellent à l’action. "Et ce sont moins des établissements prioritaires et plus des établissements du sud du département". Le mouvement rebondit sur de nouveaux établissements au fur et à mesure que sont connues les nouvelles dotations horaires. "Mais notre revendication demeure : qu’il n’y ait pas de dégradation des conditions d’enseignement à la rentrée".

Des profils d’établissement différents
La baisse de moyens c’est ce que partagent tous les établissements mais en partant de situations très différentes. Le collège Fabien de Saint Denis (93) est un établissement Zep de plus de 700 élèves qui est en lutte depuis le 6 février. Depuis une seconde grève a eu lieu le 10 février et les parents ont pris le relais en occupant le collège le 7 et en gardant leurs enfants à la maison le 12. "On perd 87 heures", nous a confié Mme Baron, professeure de français. "Ca veut dire des heures en moins en français, histoire-géo et maths et la fin des dédoublements en sciences. Or on est un collège prioritaire et nous aurons davantage d’élèves à la rentrée 2014. On est d’accord avec le discours de V. Peillon. Mais on ne comprend pas pourquoi certains sont Rep+ et d’autres non. Il n’y a pas de choix à faire. Car nos élèves sont tous en difficulté" [...].

Et déjà des résultats...
Dans les Hauts-de-Seine, JF Gay se plaint de l’absence de dialogue avec le Dasen. Certains établissements ont obtenu des moyens la première semaine et depuis la négociation est rompue. En Seine Saint-Denis le Dasen a réagi à la manifestation. Soulignant le fait que les enveloppes horaires sont encore provisoires et que la dotation des Rep+ se fait sur de nouveaux moyens , et non en prélevant sur les autres collèges zep, il a annoncé l’attribution immédiate de nouveaux moyens pour les collèges Fabien de Saint-Denis et Jean Jaurès de Saint Ouen, tous deux dans la manifestation. Pour les autres, les syndicats pourraient bien appeler à la poursuite du mouvement.

Extrait de cafepedagogique.net du 14.02.14 : Les enseignants de banlieue manifestent à Paris

 

Professeurs jouant leurs salles à pierre-feuille-ciseaux ou élèves obli­gés de vendre leurs organes pour finan­cer le maté­riel sco­laire... Dans une tri­bune pleine d’humour adres­sée à Vincent Peillon, le col­lec­tif des Profs en slip dénonce les effets de la baisse des dota­tions horaires dans leur lycée ZEP du 92.

[...] Votre pro­jet d’éducation prio­ri­taire pro­pose 100 col­lèges (REP+) spé­ci­fi­que­ment dotés car par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés par des dif­fi­cul­tés sociales et sco­laires. Mais cela ne peut rai­son­na­ble­ment se faire en désha­billant d’autres établis­se­ments qui concentrent eux-aussi d’importantes dif­fi­cul­tés. Notre lycée accueillait en 2012 plus de 45% d’élèves défa­vo­ri­sés (contre 37% en 2006) alors que la moyenne dépar­te­men­tale s’élevait à 26%. Or, l’établissement est tou­ché depuis plu­sieurs années par des réduc­tions de moyens tan­dis que ces dif­fi­cul­tés s’accroissent. En 2013, il affi­chait un taux de réus­site au bac­ca­lau­réat géné­ral de 78,5% contre 91,9% au niveau natio­nal. Il serait témé­raire d’affirmer que l’augmentation des effec­tifs par classe et la dis­pa­ri­tion de cer­tains dédou­ble­ments amé­lio­re­ront ces résul­tats. C’est pour­quoi, nous vous deman­dons M. Le ministre que le lycée Guy de Maupassant (Colombes, 92, ndlr] soit main­tenu dans l’éduca­tion prio­ri­taire avec un seuil maxi­mal de 30 élèves par classe.
Par ailleurs, le lycée Guy de Maupassant n’est pas un cas isolé. [...]

Extrait de vousnousils.fr du 14.02.14 : Education prioritaire : les profs en slip interpellent Peillon

 

Jour de (saine) colère dans les ZEP franciliennes
Education : manifestation à Paris pour des moyens à la rentrée. 20 minutes aborde sous ce titre la manifestation qui a rassemblé hier les enseignants des ZEP (notamment) de Seine-Saint-Denis et des Hauts de Seine dans les rues de Paris. " Plus de mille professeurs, lycéens et quelques parents des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis, selon les organisateurs, 650 selon la police, ont manifesté jeudi à Paris pour protester contre une baisse de moyens à la rentrée, notamment en ZEP.
Les manifestant ont défilé de la place Saint-Michel jusqu’au ministère de l’Education nationale à l’appel de syndicats Snes-FSU, FO, CGT et Sud des académies de la région parisienne."
A noter aussi cette information : la "typologie" des établissements grévistes évolue : si le 93 reste mobilisé pour la défense de ses ZEP, le 92, lui, glisse plutôt vers la défense des dotations horaires dans les établissements plus favorisés, cependant que la tension semble retomber dans les ZEP de ce département qui, rappelons le, verra parallèlement le plus de créations de postes dans l’enseignement privé à la rentrée.

La grogne gagne les collèges classés en Zone d’éducation prioritaire, nous rappelle pour sa part Le Figaro. le sujet abordé ici au travers d’un reportage de BFMTV sur la manifestation parisienne d’hier.

L’Humanité aborde également cette question, et fait en titre un constat sec, mais imparable : ZEP, la colère monte d’un cran. " La mise en place de cette réforme des ZEP suscite beaucoup de craintes. La carte des 100 premiers établissements qui deviendront REP+ (réseau bénéficiant du plus de moyens) dès la rentrée 2014 a été dévoilée ces derniers jours, sans la moindre concertation.
« Ce n’est qu’une préfiguration ? », tente de rassurer le ministère. Mais d’ores et déjà, beaucoup d’enseignants et d’élus s’inquiètent du manque de moyens d’une réforme financée par une simple «  ?redistribution ? » au sein du budget de l’éducation nationale. Mardi, les élus socialistes de Seine-Saint-Denis, dont le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, et le patron des députés PS, Bruno Le Roux, ont interpellé Vincent Peillon, lui demandant des «  ?clarifications ? »."

Extrait de la revue de presse du CRAP-Cahiers pédagogiques du 14.02.14

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