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Journée OZP 2012. Atelier "Faut-il innover pour faire réussir les élèves en éducation prioritaire ?"

8 juin 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée nationale OZP, 2 juin 2012

Atelier n° 1

Faut-il innover pour faire réussir les élèves
en éducation prioritaire ?

Animateur : Didier Bargas, IGEANR
membre du CA de l’OZP

Pourquoi réserver en priorité l’innovation aux territoires en difficulté et à leurs élèves dont on dit par ailleurs qu’ils ont besoin de repères stables ? Face aux méthodes pédagogiques éprouvées, les méthodes créatrices seraient-elles plus efficientes et quelles conditions devraient être réunies ?
Cet atelier, qui a recueilli le plus grand nombre de participants, a suscité de nombreux échanges dont voici le compte rendu synthétique.

 

En ce qui concerne les objectifs
-  Nécessité d’avoir une définition commune de l’innovation. Pour le groupe, l’innovation est :
o une réponse à des besoins ou à des difficultés constatés ;
o une utilisation intelligente des ressources sur un territoire.

 

En ce qui concerne l’action pédagogique
-  Centrer les activités sur les apprentissages : mettre les élèves au travail avec un regard d’exigence et de bienveillance partagé.
-  Apprendre à « observer » les familles sur un territoire et en comprendre les véritables besoins.
-  Permettre aux enfants de donner du sens à ce qu’ils font de la maternelle au collège et leur permettre également de comprendre l’école et ses enjeux.
-  Axer l’évaluation par compétence avec l’objectif de réconcilier les élèves avec le système éducatif en valorisant leurs réussites.
-  S’appuyer sur le socle et notamment sur les piliers 6 et 7 du livret de connaissances et de compétences pour permettre aux élèves de devenir des acteurs de leurs apprentissages.
-  Donner du temps aux équipes pour construire collectivement.
-  Accompagner les expérimentations pédagogiques.

 

En ce qui concerne la formation des enseignants
- Former à :
o la gestion de conflits ;
o vivre ensemble (respect des règles, de l’environnement, etc.) ;
o la connaissance fine et partagée des enfants et de leurs familles sur un territoire.
-  Favoriser les espaces de rencontres pour échanger autour des pratiques, partager et mutualiser.
-  Faire connaître les travaux de la recherche et en faciliter leur appropriation par les acteurs de terrain.

 

En ce qui concerne les partenaires
-  S’appuyer sur les spécificités, les particularités et la volonté de faire ensemble de chacun, ce qui suppose se connaître et se reconnaître pour faire tomber les méfiances et les ignorances réciproques.
-  Identifier collectivement les besoins des enfants et des familles sur un territoire et agir en fonction de son rôle et de sa place mais en complémentarité et en convergence.
-  Communiquer autour des expérimentations et associer des partenaires potentiels à leur mise en œuvre.

 

En ce qui concerne l’accompagnement des actions
-  Conserver la mémoire de l’histoire inhérente à chaque réseau : comptes rendus de travaux, de projets, de débats, etc.
-  Concevoir un document ressources sur un établissement, un réseau ou dans le cadre d’un projet partenarial élaboré à partir des expérimentations entreprises.

En conclusion, l’innovation peut être localement souhaitable en éducation prioritaire, mais elle n’est ni indispensable pour avancer et progresser ni un fer de lance pour réussir.

Compte rendu rédigé par Brigitte d’Agostini

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