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> "Huit questions sur l’éducation prioritaire", par un adhérent de l’OZP (5 p.)
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Nous avons reçu d’un adhérent le texte de réflexion et de propositions suivant :
1. Quelle étendue et quelle cohérence avec la politique de la Ville ?
En nombre relativement limité lors de leur création en 1981-82, les ZEP ont dépassé le millier après la relance manquée de 1998-99 et le calamiteux colloque de Rouen organisé par Ségolène Royal. Il y a alors 18% des collégiens en ZEP, ce qui est tout à fait déraisonnable.
Cette situation résulte à la fois d’un intense lobbying des élus locaux pour obtenir « leur » ZEP et d’une confusion entre les difficultés ordinaires rencontrées par les collèges des banlieues populaires notamment, et les situations exceptionnelles du point de vue de la vie scolaire et des résultats pédagogiques, qui seules devraient relever de l’éducation prioritaire. Autrement dit, il ne devrait pas y avoir plus de 5% de collégiens en éducation prioritaire, ce qui est d’ailleurs l’effectif actuel des collégiens en RAR.
De ce point de vue la réforme initiée par le ministre de Robien en 2006 est
allée plutôt dans le bon sens : elle classait les collèges et les écoles qui les alimentait en trois catégories :
– EP1, les réseaux ambition réussite (RAR), au nombre de 254 constituant le véritable cœur de l’éducation prioritaire ;
– EP2, les réseaux de réussite scolaire (RRS), catégorie intermédiaire, environ 800 ;
– EP3, établissements ayant vocation à sortir de l’éducation prioritaire
Cette classification n’a pas encore été formellement supprimée malgré l’intégration de la quasi-totalité des RAR dans le nouveau programme ECLAIR.
Un problème récurrent tient au fait qu’il n’y a jamais eu adéquation entre la carte des établissements prioritaires et celle de la politique de la Ville, notamment celle des ZUS. C’est une des raisons qui peut expliquer les réticences et les difficultés rencontrées pour faire participer l’éducation nationale à des projets éducatifs territoriaux.
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